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03/08/2017

Triathlon Courte Distance, Alpe d’Huez

posté à 23h42

Comme l’an passé pour le duathlon, j’ai décidé à la dernière minute de faire le triathlon Courte Distance de l’Alpe d’Huez. Je me suis laissée tenter par l’envie de refaire une course là bas, j’en ai un très bon souvenir, l’ambiance était super l’année dernière, des spectateurs de partout, des encouragements dans toute l’Alpe et une très bonne organisation ; des jacuzzis et un super ravitaillement à l’arrivée. J’ai donc cherché un dossard, bien que la start list soit complète. J’ai obtenu un dossard en rachetant celui d’un garçon qui ne voulait plus participer. Une fois le changement de nom et de catégorie effectué tout est ok.

Jour J, tout est ok, je monte poser mes chaussures de course à pied à l’Alpe d’Huez, et je descends au barrage d’Allemont. Ca grouille de triathlètes, 1500 seront au départ en ce vendredi 28 juillet. Après avoir rentré mes affaires au parc j’enfile ma combi, avec le soleil qui tape c’est pas franchement agréable de devoir mettre la combi néoprène mais une fois dans l’eau on sera tous contents de l’avoir. En effet l’eau du barrage n’est jamais très chaude, cette année elle est annoncée à 16°.

Pour une fois j’ai suffisamment de temps dans l’eau pour nager et réajuster ma combi. Je me place tout à droite, il y a environ 2-3 personnes devant moi. Le départ est donné, je m’étais déjà dit ça l’année dernière mais honnêtement je ne connais pas de natation plus « violente » que celle de l’Alpe d’Huez. C’est vraiment la bagarre, la fameuse « machine à laver », on part tous dans l’eau et les gars ou les étrangers sont parfois de grosses brutes. Je ne sais pas par quel miracle mais je me retrouve rapidement seule, je vois beaucoup de monde à ma gauche mais personne devant à droite. Pourtant j’ai l’impression de bien m’orienter et de tracer au plus court jusqu’à la bouée. Je passe la première bouée, puis la 2e, je suis avec des gens qui nagent comme moi, on ne me double pas et je ne double pas, ça se maintient. J’ai l’impression qu’il y a une cinquantaine de personnes devant moi mais je sors aux environs de la vingtième place de la natation. Je vois Emma Ducreux juste devant moi dans le parc à vélo et j’entends le speaker annoncer Erwan en même temps que je sors de l’eau. Je ne perds pas de temps avec ma combi à la transition et je fonce pour partir en vélo. Pour la première fois j’arrive à mettre mes pieds directement dans les chaussures, ce qui tombe vraiment bien parce que ça commence direct par une montée !

Sur le plat jusqu’à Bourg d’Oisans je gère pour ne pas me cramer avant la montée de l’Alpe d’Huez. A Bourg je suis rattrapée par Cécile Lejeune et Emma Ducreux. On rentre en même temps dans l’Alpe. Cécile disparait rapidement, elle est très forte en vélo. J’aperçois Margot Garabedian devant moi, avant le premier virage je la double et Emma Ducreux me suis. A La Garde je suis seule, Cécile est loin devant et Emma a lâché. Raphael me donne régulièrement des écarts et m’encourage. Je prends du temps aux filles de derrière. On m’annonce que je suis 5e fille. Un photographe à moto qui m’avait déjà fait rire dans la ligne droite avant Bourg se met encore à mon niveau et me prend en photo, il me fait rire et me fait oublier la course l’espace d’un instant. Passé Huez je commence à réfléchir à « après », je pense à la course à pied. J’ai géré le début de la montée jusqu’à La Garde et maintenant j’ai envie de gérer la fin du vélo. Mais j’arrive dans les derniers virages, il y a de plus en plus de monde qui nous encourage sur le bord de la route. Certains me mettent même les larmes aux yeux ! Je me dis alors que j’ai toujours dit que mon vélo n’impactait jamais sur ma course à pied, même si je donne tout, alors j’arrête de cogiter et je continue ce que je fais depuis le début. Lorsque je pose le vélo j’ai 2’30 d’avance sur les filles derrière moi, et je suis 6e. Je pars à pied, plutôt rapidement, je n’ai pas spécialement mal aux jambes à cause du vélo, mais j’ai mal au genou, ça m’arrive quelques fois quand je force beaucoup. J’au un peu de mal à placer mais respiration mais on est en altitude, ce qui peut expliquer ça. Avant d’arriver dans le col de Sarenne j’ai un peu de mal, je n’allonge pas beaucoup ma foulée mais je maintiens la vitesse. Le ravitaillement me sauve la vie bien que je me sois constamment hydratée et arrosée dans l’Alpe. Après le demi tour je croise la fille qui est derrière moi, ça devrait tenir jusqu’à l’arrivée. Dans les lacets pour remonter à l’aérodrome elle ne me reprend pas de temps, il ne reste plus que la descente et le plat jusqu’à l’arrivée. Ca devrait vraiment passer. Dans le dernier demi-tour avant l’arrivée je la croise et je donne tout dans la petite montée, sur le tapis bleu je ne sprinte pas. Et là, 20m avant la ligne d’arrivée on me pousse et je reçois un coup de coude, elle me dépasse et s’effondre après l’arrivée. Elle a sprinté et elle m’a poussé pour me doubler. Après une course de plus de deux heures je ne pensais pas que ça pouvait se régler sur 20m de tapis bleu… Surtout pour la bagarre entre le 6e et la 7e place, on ne parle pas de a gagne…

Je suis donc 7e femme et 2e junior derrière Cécile Lejeune. Je ne le savais pas mais les 6 premières femmes sont récompensées, si j’avais su j’aurais géré différemment la course à pied, mais je ne suis pas venue pour ça. Je mis 1h04 pour la montée de l'Alpe, et 2h23 au total. J’ai tout de même eu droit au podium Junior. Je suis repartie avec un trophée en bois, c’est super original et ça fera un bon souvenir de l’Alpe d’Huez !

 


 

Je me suis vraiment régalée sur cette course qui il y a juste un an me faisait tellement peur ! J’ai préféré le triathlon Courte Distance au duathlon, et j’aime toujours autant l’ambiance de l’Alpe d’Huez. Terminer 7e d’un triathlon aussi connu me surprend un peu, et j’en suis fière. Je reviendrais l’année prochaine et j’ai hâte d’être à Embrun !

 


18/07/2017

Championnat de France d'Aquathlon, Montceau-les-Mines

posté à 00h13

 

Après les Championnats de France de triathlon l'an passé cette fois c'est l'aquathlon qui a lieu à Montceau. 

Je retrouve le TCG 79 Parthenay sur place et on fait les recos ensemble, bien qu'on connaisse déjà le site de course. Le parcours course à pied est toujours plat et composé de deux boucles. Le parcours natation me satisfait puisqu'il y a vraiment 1000m ! En revanche l'eau du plan d'eau est bouillante, elle est annoncée à 27° la veille de la course mais je me demande si ce n'est pas plus. 

Après les recos direction l'hôtel, puis Courtepaille pour le repas du soir. Une fois n'est pas coutume, on se régale une fois de plus ! On passe un bon moment tous ensemble à table. 

Le samedi on arrive sur le site de course vers 11h, et la course des juniors filles est à 16h. Il fait très chaud et très lourd, il n'y a pas d'air et on cherche l'ombre. Après avoir mangé les fameuses pâtes d'avant course faites par les parents de Valentine, on va faire une pause au frais à MacDo avec Célia. Une heure sous la clim et à l'abri du soleil nous a fait du bien. 

De retour sur le site de course on se change et on rentre nos affaires au parc. Je m'échauffe à sec avant d'aller dans l'eau chaude du plan d'eau. Pas trop de stress pour rentrer dans les sas puisque je suis sas 5. Toutes les filles se placent sur la ligne de départ, les sas se vident, puis enfin c'est le mien.  Je ne réfléchis même pas et je me place à l'extrémité à droite, Célia et Mathilde Serodon me font une place, grâce à elles je suis même première ligne. 

Le départ est donné, je cours, je plonge, je nage, personne ne me touche, je ne suis pas gênée. Je passe la première bouée en tête mais je ne sais pas si je suis suivie ou pas, ni combien elles sont. 

La longue ligne droite jusqu'à la bouée du fond se passe bien, je suis bien dans l'eau même si elle est chaude. Je suis escortée par des kayaks et un bateau avec le speaker, j'imagine ce qu'il est en train de dire et j'ai presque envie de lui faire signe que tout va bien pour moi; mais je me reconcentre sur la course. Par moment je me dis que je pourrais aller plus vite pour creuser plus d'écart, mais je repense à l'an passé, où j'avais tout donné en natation et où la transition natation-course à pied  était horrible ! Après avoir passé la dernière bouée je vois qu'il y a un gros écart, et je sens quelqu'un dans mes pieds. Je sors de l'eau première, et j'entends que c'est Célia avec moi. On m'annonce 25" d'avance sur la 3e à la dernière bouée. Une fois de plus on est sortie premières de l'eau avec Célia, cette fois on a pas nagé de front par contre mais on a creusé un bel écart sur ces 1000m de natation, environ 40 secondes sur la troisième à la sortie de l'eau, Mathilde Serodon. 

Transition express de type "aquathlon" et je pars à pied, Célia juste derrière moi dans le parc part vite, je m'accroche à elle pour qu'elle me lance et c'est parti. Je la garde en visuel pendant tout le premier tour. 

Au début je suis "comme d'habitude", je sais que je vais me faire rattraper mais je cherche à limiter la casse. Arrivée au demi tour je suis toujours près de Célia qui a pris la tête de la course, je suis seulement 15 ou 20 secondes derrière elle. Là je réalise que je suis deuxième, que j'ai ma place sur le podium, et je change de mode, je suis en mode "ne rien lâcher et conserver ma place sur le podium". Après le demi tour je vois les filles derrière moi, je vois Pauline Landron, Mathilde Serodon, Anneline Coutinho, Léa Diemer... J'arrive à un endroit où il y a de plus en plus de monde, j'entends Jacky, ma mère, les parents de Valentine, les parents de Célia. De l'autre côté du lac j'ai déjà vu la famille Andrieu, avec le père qui m'a dit "je la vois pas encore derrière toi" et franchement c'est tout ce que je voulais entendre à ce moment là ! 

Quand on passe devant le parc on a droit à une douche qui fait franchement du bien ! Sur le deuxième tour de l'autre côté du lac je sais que Pauline va me doubler, pour moi c'est une évidence, mais j'essaye de repousser ce moment là, je pense à ma technique, je me concentre sur ce que je fais. Au moment où elle me double je m'accroche, je reste dans ses pieds 200m mais c'est toujours ça, ça m'a bien relancée. J'arrive au demi tour, je sais qu'il ne reste plus beaucoup, et pour moi il est hors de question de perdre ma place sur le podium à ce moment de la course. Peu importe qu'il reste 1,5Km ou 2Km, je ne lâcherais pas. J'ai déjà accéléré quand Pauline m'a doublée, je préfère faire 2Km plus soutenus que me reposer et devoir jouer le sprint. On m'annonce que ça revient derrière, je sais que c'est Léa. Je me suis déjà faite avoir à Villiers, où Léa m'avait doublée dans les 200 derniers mètres, et pas question de me faire avoir une deuxième fois. Je ne lâche pas, je continue à accélérer, pour la première fois de ma vie je crois même que je bave tellement je n'ai pas le temps d'avaler ma salive ! 

Après le demi-tour je passe devant Jacky, il me dit "tiens bon ça va passer" et là tout va mieux, j'y crois, je sais que je vais y arriver ! Mais je ne lâche rien, je donne tout jusqu'au bout, 200m avant l'arrivée je passe devant Léa Ivars, elle aussi m'encourage. J'ai aussi vu la maman de Juliette Duquesne qui m'encourageait, ça m'a fait plaisir de me sentir soutenue par tous ces gens. 

J'accélère avant la ligne d'arrivée et vu comme c'est dur pour mes jambes de changer de rythme, je suis contente de ne pas avoir eu à jouer le sprint pour la place sur le podium ! 

Je passe la ligne, c'est fait, je suis troisième ! Célia me prend immédiatement dans ses bras, je suis comblée de bonheur !! Elle me félicite, elle dit que j'ai fait la course à pied de ma vie, c'est pratiquement ça sauf que j'aurais aimé la faire aussi aux France de tri ! Je profite bien du ravitaillement avant de retrouver tout le club. J'avoue que je suis fière de terminer 3e derrière la double championne de France en titre qu'est ma coéquipière Célia et la duoble vice Championne de France qu'est Pauline Landron.

On enfile les nouvelles trifonctions pour le podium. Cette fois j'ai droit à deux podiums, un en individuel et un en équipe. Je savoure bien ce moment et je suis très fière de le partager avec des gens que j'aime. À noter quand même que le TCG a récolté 5 des 6 médailles individuelles en junior ! 

Après une séance photo avec les médailles et tout le club on se retrouve tous au MacDo pour fêter ça ! Encore un bon moment passé tous ensemble. 

 


Un premier podium individuel avec ma troisième place, mais aussi un deuxième titre de Championnes de France par équipe ! Encore un super moment avec le TCG. Bonheur, joie et satisfaction résument bien la sensation procurée par cette troisième place. 

 


17/07/2017

Cannes, Q3 Été

posté à 21h01

Aller retour express à Cannes le vendredi 30 juin. Je pars avec le CNS pour les Championnats Régionaux d'Été (Q3). Mais je ne reste pas tout le week-end avec eux, car je pars à Valence samedi matin pour la D1 qui aura lieu le dimanche. 

Je nage le 800m NL dans l'après midi, ça me permet de voir où j'en suis au niveau natation avant la D1. J'ai aussi l'occasion de découvrir un nouveau bassin, c'est un très beau complexe qu'ils ont là bas ! 

Je nage en 9'41"10, ce qui me classe 6e fille. Je suis à 8 secondes de mon meilleur temps ce qui est tout à fait correct, une seconde de retard par 100m. 

Je rentre chez moi le soir, prête à partir à Valence. 

 


 

Le lendemain départ direction Valence, une fois sur place je retrouve Célia et sa soeur Audrey et on part rouler ensemble sur le parcours. Il ne fait as très beau et on n'a pas sépcialement envie de nager alors je m'arête là pour la journée. On passe une super soirée avec Célia et le TCG, bon repas au Campanille et surtout bon dodo. Mais le lendemain grosse frustration puisqu'en fait s'est déplacées pour rien avec les filles du TCG. En effet il était prévu qu'on parte à 4 avec Célia, Sofia et Anastasia. Malheureusement on a appris le matin même, au moment de rentrer au parc, qu'Anastasia ne pourrait pas prendre le départ car son suivi médical n'a pas été reçu.
On rentre donc à 3 dans le parc à vélo, le club aura des pénalités de points mais jusque là on pouvait faire la course ! C'est seulement 45min avant le départ qu'on apprend Céia et moi que Sophia n'a finalement pas le droit de prendre le départ elle non plus, son suivi médical est refusé à la dernière minute car son électrocardiogramme n'est pas daté. Et là c'est la cata, on est plus que 2 à être autorisées à prendre le départ, sauf que c'est interdit de prendre le départ à moins de 3 filles...
On cherche une solution pour pouvoir prendre le départ en U23 ou sans être classées avec Célia, et on se prépare comme si on faisait la course. À 5min du départ on apprend qu'on a interdiction de prendre le départ. Au final une perte d'influx sans la course qui va avec...
C'est la première fois que je ne rends pas une puce à l'arrivée mais au départ.. Et c'est la première fois que je récupère mon vélo au parc avec les élastiques sur les chaussures...
Bref un déplacement à Valence pour "rien" et une grosse frustration.... Ça fait pas spécialement plaisir de voir le parc vide pendant que les filles roulent alors qu'il reste seulement nos trois vélo dedans...

 


Un mauvais souvenir mais qui sera vite effacé au France d'Aqua !

 

 


17/07/2017

Manosque

posté à 20h33

Avant c’était pour le XS que j’allais à Manosque, mais cette année c’est pour le CD que je décide d’y aller. Tout est ok, super météo, Julien a retiré mon dossard la veille et j’ai déjà préparé toutes mes affaires chez moi. Il était prévu que je retrouve ma mère et ma sœur sur place, avant le départ prévu à 9h. Je dors et j’entends mon téléphone sonner, 7h45 ma mère me dit qu’elle vient de se garer. Réveil en panique, je ne suis toujours pas partie et j’ai encore plus de 50min de route ! Je fonce m’habiller et c’est parti.

 

Heureusement c’est ma mère qui a toutes mes affaires de course, elle explique le problème à l’organisateur, Julien s’occupe gentiment de préparer mon vélo en mettant le braquet adapté au démarrage, en scotchant mon gel sur mon cadre et en gonflant mes boyaux. Ils font ensuite entrer mon vélo et mes affaires au parc. Tout est prêt, sauf moi.

 

J’arrive sur place à 8h50, après avoir déjeuné en express en voiture. Une tresse, bonnet lunettes et me voilà sur la ligne de départ, à peine réveillée. Je retrouve Emilie Morier juste avant le départ. Sans échauffement je ne sais pas trop à quoi m’attendre, d’autant plus que cette fois il s’agit d’une ‘’vraie’’ natation, pas comme les 900m qu’il y avait à Digne. Dès les premiers mètres on se retrouve devant avec Emilie. On nage de front pendant tout le premier tour, puis on arrive à la sortie à l’australienne. On est toujours côte à côte, mais c’est lorsqu’on rattrape les hommes qui sont partis 10min après nous sur leur premier tour qu’on se sépare. On doit se faufiler entre eux, on se prend des coups et c’est pas simple de garder la trajectoire au milieu de cette masse. Emilie s’en sort mieux que moi dans de méli-mélo et je la retrouve après avoir passé la dernière bouée. On sort pratiquement en même temps de l’eau à une ou deux secondes près. En revanche quand j’arrive au parc, moi je cherche mon vélo alors qu’Emilie fonce vers le sien. Je me promène en trottinant tout en cherchant mon protégé. Je pars à vélo avec un peu de retard mais j’ai toujours Emilie en visuel. Je sais que le parcours vélo est long car il y a plus de 50 Km. Le début se passe bien mais dès que je perds le visuel sur Emilie j’ai l’impression d’être collée, le temps est long et ne n’aime pas ne pas savoir où je vais… Dans la montée je suis rattrapée par les premiers hommes. Erwan qui me double en premier me dit que les autres filles sont loin derrière, ça me réconforte un peu car je me préparais déjà à me faire doubler. Je n’ai pas beaucoup de force et j’ai les jambes vides d’énergie, ça commence à être long. Juste avant d’arriver sur le plateau je me fais doubler par une femme, je passe donc 3e. Je ne suis pas très rassurée sur le plateau, certes les champs de lavande sont magnifiques mais le nombre d’abeilles qui volent par ici me fais peur. Je m’en prends même sur le casque, sur les épaules, je n’ai qu’une peur c’est qu’il y en ait une qui se coince dans ma trifonction ou dans mon casque et qui me pique !

 

On entame ensuite la descente, très roulante mais le vent de face nous empêche de prendre de la vitesse, je reste sur les prolongateurs mais je fatigue, j’ai hâte que le vélo se termine. Une fille me double dans la descente, je passe 4e. On arrive enfin sur le plat, il doit rester 5Km avant la fin du vélo. Je commence à sérieusement manquer d’énergie, j’ai faim, j’ai envie d’arrêter de pédaler pour me laisser porter en roue libre. Je prends mon gel juste avant la fin du vélo en espérant ne pas avoir faim sur la course à pied.

 

Transition tranquille puis je pars à pied. Je m’attendais à plus souffrir de la chaleur que ça, finalement ça va, il y a beaucoup de ravito pour nous rafraichir. Le parcours course à pied me plait beaucoup, il passe vite. Carl Dahan me double dans le deuxième kilomètre, elle a l’air d’une fusée par rapport à moi ! Après le premier aller-retour je vois Raphael devant moi qui marche, au début j’ai cru qu’il abandonnait, en fait il m’attendait pour courir avec moi car il n’espérait plus jouer quoi que ce soit pour lui. Il m’aide donc à relancer, quelques conseils techniques m’aident aussi à me concentrer sur ma foulée. Ca passe vite, sur la fin du premier tour ça va mieux, j’accélère et le deuxième tour est même plus rapide que le premier. Je passe la ligne assez contente de ma course à pied car j’ai eu l’impression d’avoir progressé, je l’ai beaucoup mieux vécue qu’à Digne. Je suis 5e femme et 1ère Junior. Je retrouve Julien, Raphael et Carla après la course, on va se baigner dans le plan d’eau pour nous rafraichir puis c’est les podiums. Carla et moi avons eu de très beaux sacs Adidas et des jolis petits produits Yves Rocher. On pique nique tous ensemble et l’après midi je reste pour regarder le XS puis retour à la maison.

 


 

Un deuxième triathlon Courte Distance au compteur. Les jambes n’étaient pas là en vélo mais ça peut être du au petit déjeuner trop léger, en revanche la natation et la course à pied sont réussies pour moi. Une super journée au soleil et une très bonne organisation à Manosque ! Je reviendrais surement l’an prochain !

 

 


13/06/2017

Premier triathlon Courte Distance, Digne

posté à 15h59

Dimanche 11 Juin, rendez-vous à Digne-les-Bains pour mon premier triathlon M. J’ai choisi de commencer par celui là avant d’attaquer celui d’Embrun le 15 août auquel je suis déjà inscrite, car il est un peu plus court (900m de natation, 37 Km à vélo et 9,2 Km à pied).

Même si je ne suis pas en super forme après une journée passée debout en plein soleil au Meeting à Salon je pense que ça ira.

C’est un contre la montre et j’ai donné un temps plus rapide que celui que je comptais faire pour partir derrière et remonter au fil de la course. La natation se fait en combinaison malgré une eau à 22° (24° pour l’interdire), ce qui ne m’enchante pas vraiment. Enfiler la combi est un vrai enfer avec les 35° qu’il fait hors de l’eau…

Je ne me suis pas vraiment amusée pendant la natation, même si j’ai doublé beaucoup de monde je pense que je n’ai pas très bien nagé, je n’avais pas l’impression d’aller très vite et j’avais très mal aux bras (le meeting a laissé des traces !). Pourtant je réalise le 3e temps natation. Je pars en vélo plutôt déterminée et je me calme au bout de 10 minutes quand je réalisé que je vais passer une heure sur mon vélo. Le parcours est vallonné et bien au soleil.
Je remonte beaucoup de gens en vélo et je croise les premières filles qui sont parties longtemps avant moi avant le demi-tour.  Je ne perds pas le rythme sur le retour, mais les 5 derniers kilomètres sont assez durs, j’au un gros coup de barre et j’ai faim, des filles que j’ai doublées au début me passent et je n’arrive même pas à les suivre… Je m’inquiète un peu pour la course à pied… Je réalise le 22e temps vélo et le meilleur temps vélo féminin.

Je pose le vélo et on m’annonce que je suis toujours en tête de la course chez les filles, je n’en savais rien car c’est un contre la montre. Je pars à pied avec une gourde pour m’arroser et boire car il n’y a qu’un ravitaillement par tour.

J’ai du mal à trouver ma respiration au début et j’ai l’impression de ne pas avancer, les kilomètres passent très lentement et j’ai même envie de marcher, de faire une pause. Je me ressaisis et me concentre sur ma foulée, ça fait passer le temps. Il fait vraiment très très chaud et le parcours est complètement exposé au soleil. Le deuxième tour se passe un peu mieux, j’arrive à respirer et je vais plus vite. Pourtant durant ces deux tours je suis complètement seule, personne ne me double, et je ne double personne, on pourrait même se demander si il y a toujours le triathlon où si c’est fini !

Dans le dernier kilomètre une femme me double, je lis sur son bras son dossard, elle est partie après moi, ça veut dire que si on passe la ligne d’arrivée en même temps elle me battra. J’accroche tout de suite ses pieds, sans bruit. La vitesse augmente d’au moins 2 Km/h. Elle se retourne au bout de 50m et me vois, elle pose une accélération, dans une petite montée je ne tiens pas. Je lâche ses pieds, et je sais que même si j’avais accrochée plus longtemps je n’aurais pas réussi à reprendre de l’avance sur elle, elle aurait gagné dans tous les cas. Je termine ma course et on m’annonce 2e femme à l’arrivée. Je passe la ligne en 2h05, pour mon premier M.

 


 

Deuxième femme sur mon premier M. J’ai apprécié même si les conditions étaient dures, à moins de changer de pays c’est rare d’avoir pire comme conditions au niveau de la chaleur sur une course. J’ai bien aimé même si c’est plus long que d'habitude. Ce qui m’a surtout plu c’est d’être sur d’autres allures de course, plus proches de celle que je peux tenir indéfiniment. Je me sens moins en danger dans cette « zone d’intensité ». J’ai bien aimé aussi d’être moins essoufflée à vélo, tout en forçant quand même sur les jambes. J’ai plutôt bien géré ma course pour un premier; à part un « coup de chaud » sur la fin du vélo, même si j’ai beaucoup bu.

J’ai hâte de faire celui d’Embrun !

 




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