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13/06/2017

Premier triathlon Courte Distance, Digne

posté à 15h59

Dimanche 11 Juin, rendez-vous à Digne-les-Bains pour mon premier triathlon M. J’ai choisi de commencer par celui là avant d’attaquer celui d’Embrun le 15 août auquel je suis déjà inscrite, car il est un peu plus court (900m de natation, 37 Km à vélo et 9,2 Km à pied).

Même si je ne suis pas en super forme après une journée passée debout en plein soleil au Meeting à Salon je pense que ça ira.

C’est un contre la montre et j’ai donné un temps plus rapide que celui que je comptais faire pour partir derrière et remonter au fil de la course. La natation se fait en combinaison malgré une eau à 22° (24° pour l’interdire), ce qui ne m’enchante pas vraiment. Enfiler la combi est un vrai enfer avec les 35° qu’il fait hors de l’eau…

Je ne me suis pas vraiment amusée pendant la natation, même si j’ai doublé beaucoup de monde je pense que je n’ai pas très bien nagé, je n’avais pas l’impression d’aller très vite et j’avais très mal aux bras (le meeting a laissé des traces !). Pourtant je réalise le 3e temps natation. Je pars en vélo plutôt déterminée et je me calme au bout de 10 minutes quand je réalisé que je vais passer une heure sur mon vélo. Le parcours est vallonné et bien au soleil.
Je remonte beaucoup de gens en vélo et je croise les premières filles qui sont parties longtemps avant moi avant le demi-tour.  Je ne perds pas le rythme sur le retour, mais les 5 derniers kilomètres sont assez durs, j’au un gros coup de barre et j’ai faim, des filles que j’ai doublées au début me passent et je n’arrive même pas à les suivre… Je m’inquiète un peu pour la course à pied… Je réalise le 22e temps vélo et le meilleur temps vélo féminin.

Je pose le vélo et on m’annonce que je suis toujours en tête de la course chez les filles, je n’en savais rien car c’est un contre la montre. Je pars à pied avec une gourde pour m’arroser et boire car il n’y a qu’un ravitaillement par tour.

J’ai du mal à trouver ma respiration au début et j’ai l’impression de ne pas avancer, les kilomètres passent très lentement et j’ai même envie de marcher, de faire une pause. Je me ressaisis et me concentre sur ma foulée, ça fait passer le temps. Il fait vraiment très très chaud et le parcours est complètement exposé au soleil. Le deuxième tour se passe un peu mieux, j’arrive à respirer et je vais plus vite. Pourtant durant ces deux tours je suis complètement seule, personne ne me double, et je ne double personne, on pourrait même se demander si il y a toujours le triathlon où si c’est fini !

Dans le dernier kilomètre une femme me double, je lis sur son bras son dossard, elle est partie après moi, ça veut dire que si on passe la ligne d’arrivée en même temps elle me battra. J’accroche tout de suite ses pieds, sans bruit. La vitesse augmente d’au moins 2 Km/h. Elle se retourne au bout de 50m et me vois, elle pose une accélération, dans une petite montée je ne tiens pas. Je lâche ses pieds, et je sais que même si j’avais accrochée plus longtemps je n’aurais pas réussi à reprendre de l’avance sur elle, elle aurait gagné dans tous les cas. Je termine ma course et on m’annonce 2e femme à l’arrivée. Je passe la ligne en 2h05, pour mon premier M.

 


 

Deuxième femme sur mon premier M. J’ai apprécié même si les conditions étaient dures, à moins de changer de pays c’est rare d’avoir pire comme conditions au niveau de la chaleur sur une course. J’ai bien aimé même si c’est plus long que d'habitude. Ce qui m’a surtout plu c’est d’être sur d’autres allures de course, plus proches de celle que je peux tenir indéfiniment. Je me sens moins en danger dans cette « zone d’intensité ». J’ai bien aimé aussi d’être moins essoufflée à vélo, tout en forçant quand même sur les jambes. J’ai plutôt bien géré ma course pour un premier; à part un « coup de chaud » sur la fin du vélo, même si j’ai beaucoup bu.

J’ai hâte de faire celui d’Embrun !

 


13/06/2017

Meeting Lawers, à domicile

posté à 15h16

Comme chaque année a lieu le Meeting Lawers à la piscine municipale de Salon de Provence. Ça fait maintenant deux semaines qu’on y nage tous les soirs et ça remonte à longtemps la première fois où j’y ai nagé (ma première compétition de natation).

Samedi matin je nage le 100m NL en 1’05, le 100m Brasse en 1’29 (je ne sais pas nager la brasse !), et le relais ‘x100m NL en 1’06. On pique nique tous ensemble le midi puis la compétition reprend l’après midi. Je nage la finale du 100m Brasse en 1’28, la finale du 100m NL en 1’03’’92 (je nage toujours plus vite l’après-midi), et le 200 4N en 2’41 (je vais plus vite à l’entrainement des fois, c’est pour dire comme j’étais fatiguée !). On clôture la journée de compétition sur une nouveauté dans le monde de la natation, le « relais fresstyle ». Des équipes de 6 nageurs avec 2 filles se relayent sur un tour de bassin autour de trois bouée, et on termine 3e équipe. Et le soir on mange tous ensemble au restaurant.

 


 

Une bonne journée en plein soleil, mais très fatigante !

 


05/06/2017

Championnats de France Jeunes de Triathlon, Pierrelatte

posté à 21h21

Cette année c’est plus près que jamais de la maison, à une heure de route on ne pouvait pas espérer mieux ! En plus je connais déjà le site de course car c’est là qu’a lieu la demi-finale et j’y vais depuis 3 ans. J’ai même pu aller faire une reco du parcours vélo et courir autour du plan d’eau une semaine avant.

Je pars le vendredi pour retrouver Parthenay sur le site de course. On fait quelques tours sur le parcours vélo et on se mets à l’eau avec Célia. Le soir on mange tous ensemble au Courtepaille.

Cette fois-ci on est toutes les trois dans la même chambre avec Valentine et Célia.

Le matin de la course on déjeune et on se fait les tresses avant de partir sur le site de course avec Jacky. On a le temps de manger notre assiette de pâtes au camping-car et de regarder la course des cadettes.

Cette fois-ci je prends le temps de me présenter devant les sas de départ bien avant pour ne pas me retrouver coincée comme à Villiers. Je me place sur la droite, à quelques mètres de Célia. J’ai un bon temps de réaction et je sors vite du groupe, je ne suis pas gênée et on se retrouve en tête avec Célia. Je regarde à notre gauche mais je ne vois personne qui nous a suivies. On passe la première bouée en tête et on nage côte à côte tout le long de la partie natation. Je pense qu’on est suivies et que des filles sont dans nos pieds alors je relance à chaque bouée. En réalité on a creusé l’écart dès le début et personne n’est dans nos pieds. Après la dernière bouée je passe légèrement devant Célia et je sors première de l’eau. On part ensemble sur le vélo avec 25’’ secondes d’avance sur la 3e à la sortie de l’eau , Léa Coninx. J’ai un petit soucis avec ma chaussure sur le vélo, avant que je n’ai le temps de  chausser je sens qu’elle se déclipse, je dois l’attraper, mettre mon pied dedans et clipser à nouveau. Je perds du temps mais je limite les dégâts car si j’avais du descendre du vélo ramasser ma chaussure ça aurait été la catastrophe !

Je mets 3Km à rattraper Célia, on doit faire plus de la moitié d’un tour seules face au vent. Une fois que je la retrouve on roule ensemble, dans le deuxième tour on roule plutôt bien, je prends des relais un peu plus longs comme on avait fait à Montluçon, et Célia me relaye régulièrement, je me dit que c’est très bien parti. On nous annonce les écarts plusieurs fois dans chaque tour, au début on nous donnait 25’’, puis l’écart monte jusqu’à 45’’ dans le troisième tour. Célia m’a fait une frayeur sur une relance au rond point, quelque chose s’est bloqué sur son vélo et elle a failli tomber juste devant moi ! Plus les tours passent et plus Célia a du mal à me relayer, je finis par faire de longues lignes droites seule devant… C’est de plus en plus dur pour nous face au vent. Derrière les filles qui étaient isolées au début se sont regroupées, Léa Coninx a attendu les filles derrière elle et elles sont une petite dizaine, et nous sommes deux. Je ne m’en suis pas rendue compte mais l’écart s’est réduit à 15’’ dans le dernier tour vélo. C’est au moment où je rentre dans le parc à vélo que je m’en rends compte… Je pensais pouvoir faire au moins 500m à pied avant de me faire rattraper par les meilleures, mais elles sont dans le parc à vélo en même temps que moi. Je fais abstraction et repense au France de duathlon, où j’ai réalisé une course à pied bien au delà de ce que j’imaginais.

Malheureusement ça ne changera rien, dès les premiers mètres je me sens bloquée, je n’arrive pas à respirer normalement et j’ai des points de côté. Je me dis que si je ralentis je reprendrais peut-être ma respiration, mais c’est de pire en pire. J’essaye de me grandir, de souffler, d’inspirer, tout mais rien ne fonctionne. Je perds des places et me fais doubler par des filles qui ne me rattrapent pas habituellement. J’ai l’impression de courir à 10 Km/h. J’ai tellement honte quand je passe devant le public… Mais je ne peux rien faire, c’est de pire en pire, je me demande même si je vais réussir à finir la course tellement j’ai mal. Je n’ai jamais eu aussi mal avant et ça n’a rien à voir avec les points de côté de Villiers, c’est bien pire. Je me sens bloquée et je n’arrive ni à inspirer ni à expirer, je suis obligée de respirer de toutes petites bouffées d’air. Je sais que je devais courir bien plus vite, et le pire dans tout ça c’est que je n’ai même pas mal aux jambes, rien, aucune trace du vélo. Je suis encore plus frustrée.

Je termine en faisant au mieux avec ce que j’ai, et je passe la ligne 16e (15e française). Célia termine 5e et Valentine pas loin derrière moi, cette fois on termine 2e par équipe, derrière Issy et devant Versailles.

 

 

Je ne peux pas m’en vouloir car je ne pouvais pas faire mieux que ce que j’ai fait, même si j’en espérais bien plus. J’ai fait ce qu’il y avait à faire et je ne regrette rien. C’est tout de même la meilleure place que j’ai jamais réalisée en triathlon depuis mes débuts.

 

Je vais régler ce problème de points de côté avec mon kiné, cela peut venir de ma position sur le vélo, ou même d’un problème au niveau de mon dos car j’ai grandi récemment.

 

Je garde un très bon souvenir de cette course, car sortir première de l'eau, et mener la course jusqu'à T2 ça ne s'oublie pas...

 


 

Une natation parfaite, un vélo réussi et ambitieux, mais une course à pied en dessous de ce que je vaux à cause de points de côté. Sans regret.

 


21/05/2017

Interclubs d'athlétisme, Aubagne

posté à 22h25

L'Athlétic Club Salonais avait besoin d'un petit coup de pouce aujourd'hui pour les interclubs à Aubagne. Il fallait deux personnes sur chaque course, et pas possible pour les athlètes de cumuler plusieurs courses, autrement dit le club avait besoin de beaucoup de monde pour ne pas cumuler les zéro. Après une courte nuit (nous sommes arrivés à 3h du matin en rentrant de Villiers-sur-Loir), je me rends à Aubagne. Toujours sur la même piste d’athlétisme mais cette fois-ci ce n’est pas pour un duathlon mais pour un 3000m !

Je pars m’échauffer sur le parcours du duathlon ; j’ai du mal à respirer car je suis malade depuis vendredi, j’ai un rhume qui me prend les bronches maintenant… Dans les jambes ça a l’air d’aller bien, jusqu’à ce que je fasse une accélération, là ça pique ! J’ai les jambes raides et les quadris durs. Mais pas de pression, le club a juste besoin que je participe. Je viens là pour leur donner un coup de pouce et pour terminer ma charge, avant de commencer la récup avant les France.

En plus c’est l’occasion de m’habituer à courir sous la chaleur car il fait 28°. Je suis rapidement gênée par mon rhume et je respire comme Dark Vador dès le premier tour. Mais je me cale sur mon rythme et j’essaye de me concentrer sur ma foulée plutôt que sur ma respiration, pour ne pas reproduire « l’erreur » que j’ai faite hier à Villiers. Les tours passent et je cours seule, il n’y a personne de mon niveau, c’est très loin devant et très loin derrière.

Je termine en 11’55, soit 30’’ plus lentement que mon meilleur temps (et seul 3000m que j’ai jamais fait, lors de mon classtri à Balma). Je ne suis pas déçue car je n’ai pas non plus joué ma vie en espérant faire un temps. Ça montre aussi que je suis fatiguée, et donc que je vais pouvoir entamer ma phase de récup avant les France !

 


 

Un bon décrassage au lendemain de la demi-finale de Villiers, maintenant place à la récup !

 


21/05/2017

Demi-finale de Villiers-sur-Loir, la vraie cette fois

posté à 14h27

Le week-end suivant la demi-finale de Montluçon il y avait celle de Villiers, "Grand Ouest" cette fois. C'est à celle là que je devais participer pour obtenir le meilleur sas de départ pour les France. C'est aussi le dernier triathlon que je fais avant les France, quinze jours plus tard à Pierrelate.
Départ en voiture de chez moi vendredi matin avec Vincent Fazari, une petite pause pour manger sur une aire d'autoroute et 7h30 de trajet plus tard, nous arrivons à notre hôtel à Blois. Après avoir déchargé la voiture louée spécialement pour l'occasion (il faut de la place pour rentrer 4 personnes et deux vélos à l'intérieur !), nous partons faire un tour dans le centre de Blois. On se promène devant un très joli château et Vincent s'achète des petits caramels en souvenir. On mange assez tôt vendredi soir, la route nous a bien fatigués. Une fois n'est pas coutume nous mangeons au Pizza Del Arte de Blois, c'est très bon et très copieux, nous sommes servis très vite et ce n'est pas très cher vu la qualité du repas.
Le samedi matin il nous reste 40 minutes de trajet jusqu'à Villiers sur Loir. Une fois sur place on retrouve tout le club : Boris, Valentine et ses parents avec leur camping-car, Juliette, Capucine, Clémentine, Madeleine, Clément... tout ceux qui étaient déjà présents aux France de Duathlon.
On fait un petit tour en vélo pour vérifier que tout va bien et on mange des pâtes au camping car.
On regarde la course des cadets avant de rentrer nos affaires au parc à vélo.
J'ai été très étonnée par la température de l'eau, elle était annoncée à 19° et ce n'était vraiment pas dur d'y rentrer, j'étais super bien ! Pourtant dehors il pleuvait et il ne faisait pas très chaud...
Je n'arrive pas à me placer correctement avant de pouvoir entrer dans l'aire de départ, résultat je suis troisième ligne. Je sais déjà que ça va être la catastrophe mais je ne sais pas quoi faire pour arranger ça... Le départ est donné, j'attends que ça se dégage devant moi avant de pouvoir y aller.. Je ne pouvais pas non plus leur marcher dessus... Je me retrouve à zigzaguer dans l'eau au milieu de filles perdues qui essayent de me tirer les pieds, c'est vraiment pas ce que je voulais faire aujourd'hui ! Au bout d'une cinquantaine de mètres ça se dégage, je me suis libérée du paquet. Je me rends compte qu'il y a une fille qui s'échappe toute seule devant. Hop j'active le turbo, c'est parti je vais la chercher. J'arrive à son niveau et elle se mets rapidement dans mes pieds. Je sais que c'est plus facile pour elle et bien que je comptais sortir première de l'eau je ne comptais pas pour autant lui donner ma vague. Arrivée à la bouée j'en remets et elle décroche. Même si je continue à lui montrer le chemin au moins elle n'est plus dans mes pieds. Je sors donc première de la natation, avec une dizaine de secondes d'avance. Mais ce n'est pas la natation que j'envisageais vraiment, je comptais sortir première de l'eau sans nager à bloc, et mon mauvais départ m'a obligée à me faire mal pour rattraper mon retard. La mission est quand même remplie.
Malgré un petit soucis avec la fermeture de ma combi qui est restée coincée, je sors première du parc à vélo. Je me mets rapidement en route et fais le premier tour à bloc. Je profite de la moto ouvreuse que j'ai pour moi toute seule et je prends de l'avance. À la fin du premier tour on m'annonce 30" d'avance. Dans le deuxième tour je ralentis un peu, j'essaye de me reposer car je me dis que c'est un peu long 4 tours toute seule. Je me ressaisis à la fin du deuxième tour en réalisant que je préfère forcer en vélo et avoir beaucoup d'avance plutôt que me reposer et devoir faire l'effort à pied. Mon travail paye et l'écart s'agrandit tour après tour. Je pose avec environ 1'30 d'avance sur le groupe de derrière.
Je me sens un peu bloquée et renfermée sur le début de la course à pied. Rapidement j'ai deux points de côté, et au lieu de penser à ma foulée je pense à ma respiration. Je passe le premier tour à essayer de faire passer ces points de côté et je perds du temps. Musculairement tout va bien mais je me sens bloquée par mon souffle. Quand il ne reste plus que 1,5Km je me dis qu'il faut forcer sur les jambes, quitte à respirer très mal tant pis. J'accélère mais ma respiration se bloque encore plus, je n'arrive pas à tenir le rythme. Lorsqu'il reste 500m Léa Dimer me rattrape. J'accroche et je reste dans ses pieds, mais dans une montée je décroche. Je sais que je ne l'aurais pas au sprint, je sais que c'est fini.
Après avoir fait toute la course seule devant je termine donc 2e.
Sur le coup je suis déçue car j'ai pris la course à mon compte et j'espérais la gagner. Mais l'objectif du jour est rempli, je suis qualifiée aux France et dans le meilleur sas.

Je suis contente de ma natation, et surtout de mon vélo : cette fois j'ai roulé seule devant et j'ai réussi à creuser l'écart sur un groupe de plus de dix filles. Il ne m'a pas manqué grand chose en course à pied pour terminer première, on peut aussi dire que c'est le temps que j'ai perdu au départ natation... En tous cas ce n'est pas mon entrainement qui est à remettre en question mais plutôt cette histoire de respiration.

 


 


L'objectif est rempli, je suis qualifiée aux France dans le meilleur sas. Je suis très contente de mon vélo que je trouve plutôt prometteur pour dans quinze jours... Et j'ai passé une superbe journée avec tout le club !

 

Merci à tous pour votre bonne humeur ! Merci aux parents de Valentine pour les pâtes d'avant course ! Merci à tous pour les encouragements ! Et merci à ceux qui me suivent depuis le début...

 




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