Actualités

22/08/2017

Coupe d'Europe Junior, Lausanne

posté à 17h38

À peine un mois avant le jour J, c'est Célia qui m'a proposé de venir à Lausanne avec elle et ses parents pour la Coupe d'Europe Junior. N'ayant pas encore fait de Coupe d'Europe cette année je trouve l'idée plutôt bonne et j'accepte, je suis donc inscrite. Après la D1 d'Embrun le 13 août, ça va, après le CD d'Embrun le 15 août, je suis plutôt bien entamée, et je sens que ça va être compliqué d'enchaîner avec Lausanne, le 19 août. Pas le choix faut y aller. Après deux jours de récup, me voilà à Lausanne.

Reco officielle, le parcours vélo me plait beaucoup, un aller retour sur du plat après la sortie du parc, une bosse d'environ 700m qui ne passe que sur le petit plateau, une super descente rapide mais absolument pas dangereuse avant le parc. Je m'imagine déjà pendant la course, et j'ai hâte.

Après la reco vélo on part se mettre à l'eau avec Célia et Léa Ivars. L'eau est bonne et la nat sera sans combi, encore un point positif ! On fait beaucoup de départs et de sorties de l'eau, on s'entraine surtout au départ car le ponton est haut au dessus de l'eau. Je me sens opérationnelle pour le lendemain. J'adore l'endroit, l'eau est claire, on voit le fond turquoise, les poissons, et les montagnes bleutées tout autour du lac. En face du parc à vélo il y a un château, on se croirait à Disney par moment !

On part courir avec les filles et le papa de Célia. Le parcours course à pied est plat, avec deux allers retours où on croise les autres filles, le tout sur le port de Lausanne. Ensuite c'est le fameux briefing des Coupes d'Europe, et celui là est même dans le Musée Olympique ! Le soir on est hébergées chez Estelle, une amie suisse de Célia et Léa qui s'entraine aussi au pôle de Montpellier. Super repas (d'anniversaire car c'était celui de son papa), on a même eu droit au gâteau ! On a aussi super bien dormi, gros petit dej et c'est parti pour le site de course.

Préparation d'avant course avec les tatoos, et direction le Bike Check-in. On a droit à notre petite pancarte avec notre nom, ça fait toujours plaisir ! Après avoir préparé mes affaires je pars me mettre à l'eau. J'ai de super sensations dans l'eau et j'ai hâte de prendre le départ ! Je suis la 38e appelée, et nous sommes 54 au départ. Je me place dans les 5 premières filles sur la gauche, j'espère échapper à la bagarre avec ce choix.

Le départ est donné après le fameux "On your mark", dès les premiers mètres je suis gênée par les autres filles, j'espère échapper à la machine à laver en me sauvant vite de là, mais cinquante mètres après c'est encore pire, j'en prend de tous les côtés. Je me prends de coups dans le ventre, des filles qui me tirent les jambes, je bois plusieurs tasses. La natation est plus proche du catch à ce moment là. Après la dernière bouée j'arrive un petit peu à remonter et à placer ma nage, mais c'est pas encore ça. Je sors de l'eau en même temps que Carlotta Missaglia, dans le parc je vois Pauline Landron, et Léa Coninx.

Après une transition normale et une montée sur le vélo qui n'est pas des meilleures, je dois faire un effort pour raccrocher le groupe. Sur le plat ça va, je retrouve les roues au bout de 200m. Dans la bosse je suis dans les roues, mais à l'arrière du groupe. Au sommet je suis dans la roue de Léa Coninx, au moment où ça bascule il y a un espace entre elle et la fille de devant de deux mètres, mais le temps qu'on reprenne de la vitesse ça devient 5 puis 10m, au parc à vélo on a 5 secondes de retard, mais sur le plat on n'arrive pas à rentrer sur le groupe. Même si on se relaye régulièrement rien n'y fait, et dans le deuxième tour au sommet de la bosse on ne les voit même plus devant nous. Avant la montée dans le 3e tour on est rattrapée par 3-4 filles, on monte avec et on reste ensemble jusqu'à la descente du vélo. Je suis la moins rapide à mettre mes chaussures de course à pied et je sors en dernière du groupe du parc à vélo.

Comme d'habitude je sens que j'ai du mal à respirer mais j'essaye d'enrayer ça dès le début, je me concentre sur me relâcher, poser ma foulée aussi. Je suis rapidement seule à pied, le premier tour semble plus long que lors de la reco la veille. Encore deux tours. Au fur et à mesure j'apprends à dompter cette foutue douleur que j'ai sur chacune de mes courses depuis le mois de mai. Aujourd'hui j'ai réussi à la faire diminuer à un moment. Après deux tours de vélo seules avec Léa maintenant c'est trois tours seule à pied, ça commence à être long pour une course en drafting... Je vis quand même mieux la course à pied qu'à Embrun sur le CD mais j'ai connu des jours meilleurs. Je passe la ligne d'arrivée 35e.

 


 

Troisième triathlon en 8 jours, plus beaucoup de jus mais des bases validées. Je garde un super souvenir de Lausanne et j'espère y retourner un jour !

 


22/08/2017

CD D'embrun

posté à 17h21

A venir

 


22/08/2017

Embrun D1

posté à 17h20

bientot en ligne

 


03/08/2017

Triathlon Courte Distance, Alpe d’Huez

posté à 23h42

Comme l’an passé pour le duathlon, j’ai décidé à la dernière minute de faire le triathlon Courte Distance de l’Alpe d’Huez. Je me suis laissée tenter par l’envie de refaire une course là bas, j’en ai un très bon souvenir, l’ambiance était super l’année dernière, des spectateurs de partout, des encouragements dans toute l’Alpe et une très bonne organisation ; des jacuzzis et un super ravitaillement à l’arrivée. J’ai donc cherché un dossard, bien que la start list soit complète. J’ai obtenu un dossard en rachetant celui d’un garçon qui ne voulait plus participer. Une fois le changement de nom et de catégorie effectué tout est ok.

Jour J, tout est ok, je monte poser mes chaussures de course à pied à l’Alpe d’Huez, et je descends au barrage d’Allemont. Ca grouille de triathlètes, 1500 seront au départ en ce vendredi 28 juillet. Après avoir rentré mes affaires au parc j’enfile ma combi, avec le soleil qui tape c’est pas franchement agréable de devoir mettre la combi néoprène mais une fois dans l’eau on sera tous contents de l’avoir. En effet l’eau du barrage n’est jamais très chaude, cette année elle est annoncée à 16°.

Pour une fois j’ai suffisamment de temps dans l’eau pour nager et réajuster ma combi. Je me place tout à droite, il y a environ 2-3 personnes devant moi. Le départ est donné, je m’étais déjà dit ça l’année dernière mais honnêtement je ne connais pas de natation plus « violente » que celle de l’Alpe d’Huez. C’est vraiment la bagarre, la fameuse « machine à laver », on part tous dans l’eau et les gars ou les étrangers sont parfois de grosses brutes. Je ne sais pas par quel miracle mais je me retrouve rapidement seule, je vois beaucoup de monde à ma gauche mais personne devant à droite. Pourtant j’ai l’impression de bien m’orienter et de tracer au plus court jusqu’à la bouée. Je passe la première bouée, puis la 2e, je suis avec des gens qui nagent comme moi, on ne me double pas et je ne double pas, ça se maintient. J’ai l’impression qu’il y a une cinquantaine de personnes devant moi mais je sors aux environs de la vingtième place de la natation. Je vois Emma Ducreux juste devant moi dans le parc à vélo et j’entends le speaker annoncer Erwan en même temps que je sors de l’eau. Je ne perds pas de temps avec ma combi à la transition et je fonce pour partir en vélo. Pour la première fois j’arrive à mettre mes pieds directement dans les chaussures, ce qui tombe vraiment bien parce que ça commence direct par une montée !

Sur le plat jusqu’à Bourg d’Oisans je gère pour ne pas me cramer avant la montée de l’Alpe d’Huez. A Bourg je suis rattrapée par Cécile Lejeune et Emma Ducreux. On rentre en même temps dans l’Alpe. Cécile disparait rapidement, elle est très forte en vélo. J’aperçois Margot Garabedian devant moi, avant le premier virage je la double et Emma Ducreux me suis. A La Garde je suis seule, Cécile est loin devant et Emma a lâché. Raphael me donne régulièrement des écarts et m’encourage. Je prends du temps aux filles de derrière. On m’annonce que je suis 5e fille. Un photographe à moto qui m’avait déjà fait rire dans la ligne droite avant Bourg se met encore à mon niveau et me prend en photo, il me fait rire et me fait oublier la course l’espace d’un instant. Passé Huez je commence à réfléchir à « après », je pense à la course à pied. J’ai géré le début de la montée jusqu’à La Garde et maintenant j’ai envie de gérer la fin du vélo. Mais j’arrive dans les derniers virages, il y a de plus en plus de monde qui nous encourage sur le bord de la route. Certains me mettent même les larmes aux yeux ! Je me dis alors que j’ai toujours dit que mon vélo n’impactait jamais sur ma course à pied, même si je donne tout, alors j’arrête de cogiter et je continue ce que je fais depuis le début. Lorsque je pose le vélo j’ai 2’30 d’avance sur les filles derrière moi, et je suis 6e. Je pars à pied, plutôt rapidement, je n’ai pas spécialement mal aux jambes à cause du vélo, mais j’ai mal au genou, ça m’arrive quelques fois quand je force beaucoup. J’au un peu de mal à placer mais respiration mais on est en altitude, ce qui peut expliquer ça. Avant d’arriver dans le col de Sarenne j’ai un peu de mal, je n’allonge pas beaucoup ma foulée mais je maintiens la vitesse. Le ravitaillement me sauve la vie bien que je me sois constamment hydratée et arrosée dans l’Alpe. Après le demi tour je croise la fille qui est derrière moi, ça devrait tenir jusqu’à l’arrivée. Dans les lacets pour remonter à l’aérodrome elle ne me reprend pas de temps, il ne reste plus que la descente et le plat jusqu’à l’arrivée. Ca devrait vraiment passer. Dans le dernier demi-tour avant l’arrivée je la croise et je donne tout dans la petite montée, sur le tapis bleu je ne sprinte pas. Et là, 20m avant la ligne d’arrivée on me pousse et je reçois un coup de coude, elle me dépasse et s’effondre après l’arrivée. Elle a sprinté et elle m’a poussé pour me doubler. Après une course de plus de deux heures je ne pensais pas que ça pouvait se régler sur 20m de tapis bleu… Surtout pour la bagarre entre le 6e et la 7e place, on ne parle pas de a gagne…

Je suis donc 7e femme et 2e junior derrière Cécile Lejeune. Je ne le savais pas mais les 6 premières femmes sont récompensées, si j’avais su j’aurais géré différemment la course à pied, mais je ne suis pas venue pour ça. Je mis 1h04 pour la montée de l'Alpe, et 2h23 au total. J’ai tout de même eu droit au podium Junior. Je suis repartie avec un trophée en bois, c’est super original et ça fera un bon souvenir de l’Alpe d’Huez !

 


 

Je me suis vraiment régalée sur cette course qui il y a juste un an me faisait tellement peur ! J’ai préféré le triathlon Courte Distance au duathlon, et j’aime toujours autant l’ambiance de l’Alpe d’Huez. Terminer 7e d’un triathlon aussi connu me surprend un peu, et j’en suis fière. Je reviendrais l’année prochaine et j’ai hâte d’être à Embrun !

 


18/07/2017

Championnat de France d'Aquathlon, Montceau-les-Mines

posté à 00h13

 

Après les Championnats de France de triathlon l'an passé cette fois c'est l'aquathlon qui a lieu à Montceau. 

Je retrouve le TCG 79 Parthenay sur place et on fait les recos ensemble, bien qu'on connaisse déjà le site de course. Le parcours course à pied est toujours plat et composé de deux boucles. Le parcours natation me satisfait puisqu'il y a vraiment 1000m ! En revanche l'eau du plan d'eau est bouillante, elle est annoncée à 27° la veille de la course mais je me demande si ce n'est pas plus. 

Après les recos direction l'hôtel, puis Courtepaille pour le repas du soir. Une fois n'est pas coutume, on se régale une fois de plus ! On passe un bon moment tous ensemble à table. 

Le samedi on arrive sur le site de course vers 11h, et la course des juniors filles est à 16h. Il fait très chaud et très lourd, il n'y a pas d'air et on cherche l'ombre. Après avoir mangé les fameuses pâtes d'avant course faites par les parents de Valentine, on va faire une pause au frais à MacDo avec Célia. Une heure sous la clim et à l'abri du soleil nous a fait du bien. 

De retour sur le site de course on se change et on rentre nos affaires au parc. Je m'échauffe à sec avant d'aller dans l'eau chaude du plan d'eau. Pas trop de stress pour rentrer dans les sas puisque je suis sas 5. Toutes les filles se placent sur la ligne de départ, les sas se vident, puis enfin c'est le mien.  Je ne réfléchis même pas et je me place à l'extrémité à droite, Célia et Mathilde Serodon me font une place, grâce à elles je suis même première ligne. 

Le départ est donné, je cours, je plonge, je nage, personne ne me touche, je ne suis pas gênée. Je passe la première bouée en tête mais je ne sais pas si je suis suivie ou pas, ni combien elles sont. 

La longue ligne droite jusqu'à la bouée du fond se passe bien, je suis bien dans l'eau même si elle est chaude. Je suis escortée par des kayaks et un bateau avec le speaker, j'imagine ce qu'il est en train de dire et j'ai presque envie de lui faire signe que tout va bien pour moi; mais je me reconcentre sur la course. Par moment je me dis que je pourrais aller plus vite pour creuser plus d'écart, mais je repense à l'an passé, où j'avais tout donné en natation et où la transition natation-course à pied  était horrible ! Après avoir passé la dernière bouée je vois qu'il y a un gros écart, et je sens quelqu'un dans mes pieds. Je sors de l'eau première, et j'entends que c'est Célia avec moi. On m'annonce 25" d'avance sur la 3e à la dernière bouée. Une fois de plus on est sortie premières de l'eau avec Célia, cette fois on a pas nagé de front par contre mais on a creusé un bel écart sur ces 1000m de natation, environ 40 secondes sur la troisième à la sortie de l'eau, Mathilde Serodon. 

Transition express de type "aquathlon" et je pars à pied, Célia juste derrière moi dans le parc part vite, je m'accroche à elle pour qu'elle me lance et c'est parti. Je la garde en visuel pendant tout le premier tour. 

Au début je suis "comme d'habitude", je sais que je vais me faire rattraper mais je cherche à limiter la casse. Arrivée au demi tour je suis toujours près de Célia qui a pris la tête de la course, je suis seulement 15 ou 20 secondes derrière elle. Là je réalise que je suis deuxième, que j'ai ma place sur le podium, et je change de mode, je suis en mode "ne rien lâcher et conserver ma place sur le podium". Après le demi tour je vois les filles derrière moi, je vois Pauline Landron, Mathilde Serodon, Anneline Coutinho, Léa Diemer... J'arrive à un endroit où il y a de plus en plus de monde, j'entends Jacky, ma mère, les parents de Valentine, les parents de Célia. De l'autre côté du lac j'ai déjà vu la famille Andrieu, avec le père qui m'a dit "je la vois pas encore derrière toi" et franchement c'est tout ce que je voulais entendre à ce moment là ! 

Quand on passe devant le parc on a droit à une douche qui fait franchement du bien ! Sur le deuxième tour de l'autre côté du lac je sais que Pauline va me doubler, pour moi c'est une évidence, mais j'essaye de repousser ce moment là, je pense à ma technique, je me concentre sur ce que je fais. Au moment où elle me double je m'accroche, je reste dans ses pieds 200m mais c'est toujours ça, ça m'a bien relancée. J'arrive au demi tour, je sais qu'il ne reste plus beaucoup, et pour moi il est hors de question de perdre ma place sur le podium à ce moment de la course. Peu importe qu'il reste 1,5Km ou 2Km, je ne lâcherais pas. J'ai déjà accéléré quand Pauline m'a doublée, je préfère faire 2Km plus soutenus que me reposer et devoir jouer le sprint. On m'annonce que ça revient derrière, je sais que c'est Léa. Je me suis déjà faite avoir à Villiers, où Léa m'avait doublée dans les 200 derniers mètres, et pas question de me faire avoir une deuxième fois. Je ne lâche pas, je continue à accélérer, pour la première fois de ma vie je crois même que je bave tellement je n'ai pas le temps d'avaler ma salive ! 

Après le demi-tour je passe devant Jacky, il me dit "tiens bon ça va passer" et là tout va mieux, j'y crois, je sais que je vais y arriver ! Mais je ne lâche rien, je donne tout jusqu'au bout, 200m avant l'arrivée je passe devant Léa Ivars, elle aussi m'encourage. J'ai aussi vu la maman de Juliette Duquesne qui m'encourageait, ça m'a fait plaisir de me sentir soutenue par tous ces gens. 

J'accélère avant la ligne d'arrivée et vu comme c'est dur pour mes jambes de changer de rythme, je suis contente de ne pas avoir eu à jouer le sprint pour la place sur le podium ! 

Je passe la ligne, c'est fait, je suis troisième ! Célia me prend immédiatement dans ses bras, je suis comblée de bonheur !! Elle me félicite, elle dit que j'ai fait la course à pied de ma vie, c'est pratiquement ça sauf que j'aurais aimé la faire aussi aux France de tri ! Je profite bien du ravitaillement avant de retrouver tout le club. J'avoue que je suis fière de terminer 3e derrière la double championne de France en titre qu'est ma coéquipière Célia et la duoble vice Championne de France qu'est Pauline Landron.

On enfile les nouvelles trifonctions pour le podium. Cette fois j'ai droit à deux podiums, un en individuel et un en équipe. Je savoure bien ce moment et je suis très fière de le partager avec des gens que j'aime. À noter quand même que le TCG a récolté 5 des 6 médailles individuelles en junior ! 

Après une séance photo avec les médailles et tout le club on se retrouve tous au MacDo pour fêter ça ! Encore un bon moment passé tous ensemble. 

 


Un premier podium individuel avec ma troisième place, mais aussi un deuxième titre de Championnes de France par équipe ! Encore un super moment avec le TCG. Bonheur, joie et satisfaction résument bien la sensation procurée par cette troisième place. 

 




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